Intro Black Ice tour 2009

# Posté le mardi 23 juin 2009 03:44

Modifié le dimanche 26 juillet 2009 16:39

EN SURMUTIPLIEE

°°J'aimerais que mon ami au rectum en sac à foutre, le Rent Boy, arrête de me baver dans l'oreille, s'il te plaît.
°°Devant moi, une poule déplie son éventail de MVS (marques visibles du slip) et j'ai besoin de toute ma concentration pour m'assurer qu'une exploration approfondie est possible.
°°Yope ! Y a affaire à faire ! Oh, putain, je suis en surmultipliée... sur une multi putain pliée... C'est une de ces journées où les hormones me bombardent tout le corps, comme une couille d'acier dans un flipper, et les tilts et les flashs internes me font la tête lumineuse du zèbre.
°°Et ce que propose Rents par ce bel après-midi de soleil mis en bouteille pour le flaire-moutte ? Ce con a le cul de conseiller que nous courions à son clapier, qui mouette l'alcool, le sperme figé et les poubelles qu'on aurait dû jeter depuis des semaines, pour cloquer des vidéos. Tu tires les rideaux, tu débranches le soleil, tu te débranches aussi le micro-ondes, tant qu'à faire, et tu le regardes, une vraie tronche plate avec son joint à la main, se fêler devant tout ce qui tombe de la boîte à crottes.
°°Hé bien, non, non, non, messire Renton, Simone n'est pas faite pour se croiser le cul dans le noir, avec la plèbe de Leith et autres junkies en après-midi de conneries libres.
°°Cause ah wis made for lovin you bay-bee, you wir made for lovin me...
°°Car j'étais fait pour t'aimer, bébé, et tu étais faite pour m'aimer...

°°...un gros chien de bergère s'est infiltré devant le colis aux MVS, et il me bouche tout le point de vue sur ce dos subliminal achevé en cul obèse. Elle a l'enculé culot de porter des collants collants - c'est se foutre complètement de la nature délicate de l'estomac de Simone !!

# Posté le samedi 25 avril 2009 06:33

In The Death Car

"Good Morning Colombus. Comme disait ma mère, l'Amérique n'était plus une découverte. Et le rêve était bien loin de la réalité. A quoi bon dire la différence entre une pomme et un vélo ? Si je mords un vélo, je verrai bien la différence. Et ça me fatigue de penser à ce que je dois faire. Je m'souviens, un jour mon père m'a dit : "Si tu veux voir l'âme de quelqu'un, demande lui à quoi il rêve. Et tu auras pitié de ceux qui sont dans la merde." Je m'appelle Axel Blackmar, je travaille au service "pêche et gibier". On croit que je compte les poissons, non. Je les regarde, je scrute leur âme, je lis leurs rêves et ils envahissent les miens. Les gens pensent que c'est con un poisson, c'est faux. Ils savent se taire, c'est les gens qui sont cons. Le poisson qui sait tout n'a pas besoin de penser. Le poisson naît dans les rivières, et je le prépare pour l'océan. Avant de mourir, ils retournent d'où ils viennent, c'est ça mon lien avec eux. J'ai quitté mon pays pour vivre en ville. Voilà mon boulot, j'immobilise le poisson momentanément et ensuite, je le sors de l'eau très délicatement. Parfois je fixe leurs yeux et j'y vois ma vie. Seuls les poissons ont cette faculté. Alors, je les marque, je les mesure, je les pèse pour voir s'ils vont bien, et si ils veulent parler, je suis prêt à les écouter. C'est le boulot du bon Dieu des poissons. Vous savez, je n'ai jamais vu un poisson mentir, et j'en ai jamais vu dans la merde comme nous. C'est pour ça que j'aime mon boulot et que j'aime New York, pas parce que ma mère m'a dit que New York était un pôle magnétique, mais parce qu'on peut voir tout le monde sans être vu de personne."

# Posté le lundi 30 mars 2009 14:16

Modifié le lundi 30 mars 2009 14:29

9h25

D'habitude, dans un restaurant, on fait cuire toutes sortes d'aliments mais pas la clientèle. Ici, le barbecue, c'est nous. Papa est revenu en tirant une gueule de six pieds de long. Lourdes l'a interrogé du regard, il a fait non de la tête.
-Anthony est resté là-bas avec Jeffrey, il a dit, espérant que David et moi on comprenait pas.

Je sais pas pour Dave, mais moi je sais que je comprends tout ce qui se passe. On est bloqués dans cette tour sans pouvoir descendre ni monter. Avec cette chaleur horrible. J'ai tellement, tellement chaud. J'arrive pas à penser à autre chose. Je me trouve trop jeune pour mourir. J'ai envie d'étudier l'astronomie, de lire dans les étoiles avec mon télescope, de devenir un savant astronaute de la NASA pour flotter au-dessus de la planète bleue. Dans l'espace, il fait plus frais.
J'ai super envie de pisser alors je lâche la main de papa qui est entrain d'expliquer à David qu'il n'est pas Batman.
-Si t'étais Batman, tu dirais que t'es pas Batman, répond David.
-Où tu vas ? me demande papa.
-Faire pipi, je réponds.
-Attends... Non...
Trop tard, je cours dans le couloir enfumé et voilà. Je trouve Anthony allongé par terre et Jeffrey debout qui se regarde dans la glace.
-Il est mort ou quoi ?
-Non : il dort.
-Qu'est-ce que tu fiches ?
-Je réfléchis.
-Bon ben je vais faire pipi pendant que tu réfléchis.
-OK.
Mais j'arrivais pas à pisser. J'attendais mais ça venait pas. Ca m'arrive de temps en temps, de pas arriver à pisser quand y a des gens autour. Fait chier, j'avais l'air con.
-Bon tu vas te décider ou pas, a dit Jeffrey.
-Je peux pas. Je suis coincé.
-Moi aussi je suis coincé. On est tous coincés ici.
J'ai remonté ma braguette. J'essayais de faire bonne figure mais Jeffrey voyait bien que je pleurais. On s'est regardés en chiens de faïence. Jeffrey arrêtait pas de commencer des phrases que je comprenais pas : "Il y a trop de... J'ai pas... Je les ai fait tous venir... Comment on va faire... Je peux pas..." Je sentais qu'il avait envie de parler mais il y arrivait pas. C'est à ce moment-là que j'ai pissé dans mon pantalon.
Quand je suis ressorti des toilettes, papa était là avec David dans ses bras et j'étais supercontent qu'il soit là, surtout qu'il m'a pas grondé du tout. Il nous a portés jusqu'à la sortie de secours. Je lui ai dit qu'Anthony se reposait et que Jeffrey était descendu.
-Comment ça : "descendu" ?
-Il a dit qu'il allait essayer quelque chose pour ses collègues, et il est parti. Il avait l'air bizarre. Il a parlé de descendre par la fenêtre. Tu crois qu'on peut ?
Papa avait l'air préoccupé. Il a senti que j'avais fait pipi dans ma culotte mais il a rien dit. Heureusement sinon David se serait foutu de ma gueule comme un malade. Déjà que j'avais saigné du nez, il m'aurait pas loupé.
-Mes enfants, j'ai l'impression qu'on ne reverra plus Jeffrey.

C'était vraiment affreux, putain.



W.O.T.W.
F.B.

# Posté le lundi 08 décembre 2008 14:13

Modifié le jeudi 29 janvier 2009 14:23